Constantin Chassebeuf, dit Volney (1757-1820) |
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Fervent admirateur de Voltaire, Constantin Chasseboeuf aurait pris le nom de Volney vers 1785, au retour de son voyage au Moyen-Orient. Issu de la bourgeoisie de robe, il vécut surtout à Paris où le récit de son périple fit sensation. Engagé dès 1788 dans la vie politique, il consacra des pamphlets fracassants en faveur de la misère populaire. Remarqué pour ses idées d'avant-garde, l'Anjou reconnut sa valeur en l'élisant aux Etats Généraux. En rédigeant "La loi naturelle ou le catéchisme du citoyen" qu'il présentait comme "un code du bon sens et des honnêtes gens", il précha en particulier pour le développement de l'hygiène et de l'instruction à une époque où les épidémies et l'analphabétisme étaient monnaie courante.
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Admis à l'Institut en 1798 pour développer la coopération entre les savants et les érudits du monde entier, il rejeta le despotisme impérial dès 1804. Partisan du "savoir bien et non du savoir beaucoup", professeur d'histoire à l'Ecole normale de Paris inaugurée en 1795, il côtoya les génies de son temps. "Le rêveur philosophique" méprisé par Napoléon auquel il avait résisté, prôna l'émancipation "des jeunes gens sans aisance, condamnés à l'ignorance". Emu de ce dénuement éducatif, il finança à Craon la création d'une école (1818-1821). Son succès, battu en brèche par le nouveau pouvoir, lui valut cependant la reconnaissance de la ville. Philanthrope et précurseur de la démocratie, comte et pair de France, il est désormais reconnu comme le grand homme de Craon.
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Pierre Ambroise de la Forêt d'Armaillé (1734-1805) |
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Le dernier Baron de Craon est l'héritier d'une famille de parlementaires. Sa passion de bâtir, à Craon comme à Paris, ne l'a pas quitté jusqu'aux premières années de la Révolution. Raffiné, libertin, anglomane à la manière des gens de la Cour, il nous a laissé un chef d'oeuvre d'élégance : le Château au sommet de la colline de Guinefolle.
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Délie de Cossé-Brissac (1787-1869) |
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Petite-fille de Pierre-Ambroise de la Forêt d'Armaillé, elle est entrée aux Bénédictines de Rouen en 1815. Soutenue par sa soeur Camille, elle rénova le monastère des Dominicains en ruine. Après des débuts rigoureux, les Bénédictines exercèrent sur la contrée un rayonnement spirituel de premier plan, avec l'appui des grandes familles terriennes. Actuellement, le noviciat a des espérances.
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Mme Delacroix, née Marthe-Olive Besnard (1765-1852) |
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Issue de riches négociants propriétaires de Bouche d'Uzure et de l'Ansaudière, elle a consacré sa vie au secours des indigents. Elle a créé sur sa fortune un hospice pour les vieillards, l'Ecole de la Providence. Elle a puissamment contribué au renouveau religieux en rouvrant Saint Clément au culte, deux presbytères et en dotant plusieurs cloches dont celle de Bouchamps.
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François Bodinier, née Lecomte (1795-1863) |
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Epouse du peintre angevin Guillaume Bodinier, ami des Flandrin, peintres officiels de Napoléon III. Fille de René Lecomte, elle figure au nombre des 160 familles qui ont souscrit pour la protection de l'ancien cimetière Saint-Clément. Elle légua 100 000 francs de 1859 pour interdire la mendicité "sujet de perdition et de scandale pour la jeunesse". Elle a financé la rampe et l'escalier Saint Nicolas.
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Ladislas Dymkovski (1847-1927) |
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Artiste peintre, fils d'un marquis polonais émigré et réfugié à Craon dans les années 1830, pour échapper à la russification de son pays. Une dizaine de familles de même origine se comptaient alors à Craon. Né dans la Cour de la Geôle, cultivé et réservé, musicien et photographe à ses heures, il a décoré avec talent des églises et des chapelles (Saint Nicolas, Les Bénédictines, La Crue, l'Espérance, l'Hôpital...). Des appartements (la Maison des Aides, le café Pellier rue de la Gare, la Maison Esnüe...). En 1893, Ludovic Allaume, peintre lavallois et apparenté, a collaboré aux belles peintures murales du choeur de Saint Nicolas. Antoine Dymkovski, son père, a décoré le tabernacle de Livré.
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Diego de Bodard (1793-1874) |
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Fils de Pierre, savant-médecin-botaniste. Après quinze ans au service de la Restauration, il se consacra entièrement au renouveau agricole du Craonnais. Il établit les soeurs garde-malades de l'Espérance. Son ouvrage des "Chroniques Craonnaises" est une somme à laquelle il est fait constamment référence.
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